Albert Marquet (1875-1947), Vue du Port de Havre (Le Quai de notre Dame),vers 1911,huile sur toile, 65 x 81 cm, Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich © Adagp, Paris 2016 © Fondation Collection E.G. Bührle, Zürich / ISEA
Albert Marquet (1875-1947), Vue du Port de Havre (Le Quai de notre Dame),vers 1911,huile sur toile, 65 x 81 cm, Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich © Adagp, Paris 2016 © Fondation Collection E.G. Bührle, Zürich / ISEA

Paris le 28 juillet 2016.

Le Musée d’Art moderne consacre à Albert Marquet (1875-1947), une importante monographie regroupant plus d’une centaine d’œuvres -peintures et dessins-, certaines montrées pour la première fois en France.

Le parcours chronologique et thématique de l’exposition permet de redécouvrir un artiste inclassable qui a évolué avec les mouvements de l’époque, du post-impressionnisme au fauvisme, tout en conservant son indépendance stylistique.

Marquet a passé sa vie à voyager entre les rives de la méditerranée et de la Seine, faisant du paysage et de l’eau, ses motifs favoris. Il a construit son œuvre loin des débats artistiques du moment, en maintenant une amitié indéfectible avec Henri Matisse, rencontré en 1892 dans l’atelier de Gustave Moreau.

Du fauvisme auquel il est associé à ses débuts, il ne retient que quelques caractéristiques : la simplification des formes, une autonomisation relative de la couleur, l’apparence d’improvisation rapide. Mais Marquet recherche une harmonie tonale afin de montrer l’essentiel, veut synthétiser les sujets avec justesse et équilibre, «peindre comme un enfant sans oublier Poussin» (Marquet).

Le parcours de l’exposition met en lumière cette constante recherche de modernité à travers les différents aspects de son œuvre : depuis ses premiers travaux à Paris et à Arcueil aux côtés de Matisse, ses œuvres de la période fauve, ses nus si caractéristiques entre étude académique et face à face sensuel, jusqu’à son obsession du paysage, de la variation à la série, « cette très particulière domination optique du monde » pour reprendre les mots de Jean Cassou, à la fois moderne et intemporelle.

Le catalogue de l’exposition permet de prendre en compte toutes les nouvelles analyses sur l’artiste avec des contributions d’historiens d’art tels qu’Isabelle Monod-Fontaine, Claudine Grammont, Pierre Wat, Donatien Grau ainsi que la participation de l’institut Wildenstein.

Conçue par le Musée d’Art moderne, cette exposition sera ensuite présentée au musée Pouchkine à Moscou d’octobre 2016 à janvier 2017.

Albert Marquet Peintre du temps suspendu.  Jusqu’à le 21 août 2016. Directeur : Fabrice Hergott. Commissaire de l’exposition ; Sophie Krebs. Responsable des Relations Presse ; Maud Ohana. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.11 Avenue du Président Wilson.75116 Paris.

Publié par Félix José Hernández.

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