Johann Michael Rottmayr, Triomphe de la Vierge immaculée, 1697. Huile sur toile, 148,5 x 223 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher.
Johann Michael Rottmayr, Triomphe de la Vierge immaculée, 1697. Huile sur toile, 148,5 x 223 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher.

Paris le 24 juillet 2016.

Les terres de langues germaniques se sont imposées comme un foyer de création extrêmement fertile, le pouvoir laïc comme le pouvoir religieux commanditant de prestigieux chantiers sur lesquels travaillèrent les plus grands maîtres du baroque et du rococo allemands et autrichiens.

Cité millénaire, Salzbourg a compté parmi les chantiers les plus actifs. Sur l’impulsion de ses princes-archevêques et jusqu’en 1803, la ville s’est métamorphosée. Patrie de la musique, qui enfanta Wolfgang Amadeus Mozart en 1756, elle fut aussi celle de l’architecture, de la peinture et de la sculpture, au point d’être souvent considérée comme la Rome du Nord.

Réunissant environ 80 œuvres, dessins, peintures et sculptures exceptionnellement prêtées par les musées de Salzbourg, le Salzburg Museum, la Residenzgalerie, le musée de l’abbaye Saint-Pierre et quelques édifices religieux, l’exposition invite à mieux connaître et comprendre ce que furent le baroque et le rococo à Salzbourg, en Autriche et en Allemagne du Sud.

Précieusement conservé, ce patrimoine baroque et rococo témoigne du talent d’architectes aussi renommés que Johann Fischer von Erlach ou Johann Lucas von Hildebrandt, et de peintres et de sculpteurs qui œuvrèrent au décor des nombreux édifices religieux, églises, abbayes ou couvents, mais aussi des palais et des demeures aristocratiques. Trop peu connus en France, Johann Michael Rottmayr, Paul Troger, Martin Johann Schmidt, dit Kremserschmidt, Johann Hagenauer, Meinrad Guggenbichler ou bien encore Joseph Anton Pfaffinger s’imposèrent auprès d’une clientèle avide de beauté. Chacun de ces maîtres développa sous l’influence du baroque italien une peinture jouant de l’illusion optique et d’une gamme chromatique que faisait chanter la lumière naturelle. Leur sculpture accorda également à la gestuelle et à la polychromie une place de toute première importance, soutenue par les thèmes de la Contre-Réforme.

Elle témoigne à la fois de la vitalité créatrice de ces foyers artistiques, mais aussi des étapes d’élaboration des œuvres en réunissant modelli ou bozzetti dessinés, peints ou sculptés. Elle invite surtout à découvrir des maîtres qui furent particulièrement recherchés de leur vivant, mais dont la renommée n’est pas parvenue jusqu’en France.

Commissaires de l’exposition : Regina Kaltenbrunner, conservateur en chef, Salzburg Museum et Xavier Salmon, conservateur général du Patrimoine, directeur du département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Catalogue de l’exposition Sous la direction de Regina Kaltenbrunner. Coédition musée du Louvre éditions / Somogy éditions d’art. 296 pages, 220 illustrations.

A l’auditorium du Louvre. Conférence : Mercredi 23 novembre à 12h30. Présentation de l’exposition  par Dr. Regina Kaltenbrunner, Salzburg Museum et Xavier Salmon, musée du Louvre.

Concerts :

Vendredi 18 novembre à 20h. Quatuor Cambini-Paris, Takénori Nemoto, Yannick Maillet, cors. Divertissement salzbourgeois.Wolfgang Amadeus Mozart  : Divertimento en ré majeur K 334 « Robinig » ; Quatuor à cordes n° 16 en si bémol majeur K 428.

Samedi 19 novembre à 16h. Philippe Cassard, Cédric Pescia, piano à quatre mains
Wolfgang Amadeus Mozart : Sonates en ré majeur K 381 et en fa majeur K 497 ; Franz Schubert : Rondo en la majeur D 951 ; Variations en la bémol majeur D 813.

Jeudi 24 novembre à 12h30.Quatuor Van Kuijk. Wolfgang Amadeus Mozart  : Divertimento en ré majeur K 136 ; Quatuor à cordes n° 19  en do majeur K 465 « Les Dissonances » ; Anton Webern : Langsamer Satz M 78.

Jeudi 8 décembre à 12h30. Francesco Piemontesi, piano  Wolfgang Amadeus Mozart : Sonate n°4 en mi bémol majeur K 282 ; Franz Liszt : Extraits des Années de Pèlerinage, Première année : Suisse S 160.

Dans les salles : Visites avec conférencier les samedis 29 octobre et 26 novembre à 11h30.

Publié par Félix José Hernández

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