Comme l’ombre qui s’en va, par Antonio Muñoz Molina

Paris le 19 septembre 2016.

Le 4 avril 1968, James Earl Ray assassine Martin Luther King à Memphis et prend la fuite. Entre le 8 et le 17 mai de la même année, il se cache à Lisbonne où, en 2013, Antonio Muñoz Molina part sur ses traces et se remémore son premier voyage dans la capitale portugaise, alors qu’il essayait d’écrire son deuxième roman, L’Hiver à Lisbonne, une histoire d’amour sur fond de musique de jazz et de roman noir.

La fascinante reconstruction des jours de l’assassin croise alors le propre passé de l’auteur, et les deux récits alternent, avec Lisbonne pour épicentre. L’un, autobiographique, relate, sur un mode très personnel et intime, l’apprentissage de la vie et des mécanismes du roman ; l’autre, à la manière d’un thriller, témoigne de ce qu’est la création romanesque, quand, fondée sur le réel, elle va au-delà des faits pour pénétrer dans la conscience des personnages. Pour entrer dans le mystère de l’univers mental de l’assassin, Antonio Muñoz Molina imagine ses obsessions, assiste à ses déambulations nocturnes dans les bars et les hôtels de passe, le suit pas à pas aux États-Unis, au Canada, au Portugal, et revient à Memphis afin de comprendre pourquoi James Earl Ray, certain que l’on peut impunément tuer un Noir militant des droits civiques, appuie le canon de son fusil sur la fenêtre des toilettes d’une pension misérable et exécute Martin Luther King sur le balcon du Lorraine motel.

Un grand roman magnifiquement écrit, une lecture fascinante, réaliste.

L’Express – « Le récit de la cavale de l’homme qui a tué Martin Luther King. Etouffant. »

Alexandre Fillon, Le Journal du Dimanche – «Un équilibriste au sommet de son  art.»

Gilles Heuré,  Télérama – « Retraçant la cavale hallucinée du meurtrier de Martin Luther King, l’auteur retrouve à Lisbonne les traces de sa propre jeunesse. »

Alexandre Fillon, Le Journal du Dimanche – « Avec Comme l’ombre qui s’en va, l’écrivain espagnol signe l’un de ses plus grands textes. Une enquête à la fois intime et historique doublée d’une réflexion sur les pouvoirs conjugués du réel et de la fiction.»

Sophie Pujas, Le Point  – «Antonio Muñoz Molina subjugue en écrivant comme ces musiciens pouvaient improviser: à coups d’envolées lyriques et d’embardées inattendues, mais avec une précision à couper le souffle.»

Kathleen Evin reçoit le grand écrivain espagnol Antonio Muñoz Molina (54’ 30) : https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-18-septembre-2016

Antonio Muñoz Molina, né à Úbeda en 1956, est reconnu dans le monde entier comme l’un des plus grands écrivains de langue espagnole. Il est l’auteur d’une quinzaine de romans, de deux recueils de nouvelles et de nombreux essais et écrits journalistiques. Il a reçu de nombreux prix, dont le prix Jérusalem et le prix Príncipe de Asturias pour l’ensemble de son œuvre.

Comme l’ombre qui s’en va.  Antonio Muñoz Molina. Traduit de l’espagnol par : Philippe Bataillon. Titre original : Como la sombra que se va. © Éditions du Seuil, août 2016, pour la traduction française. Couverture : © Corbis / Rue des Archives. ISBN : 978-2-02-124267-6

Publié par Félix José Hernández.