Paris le 14 août 2016.

Le MNAAG dévoile un pan de son riche fonds d’estampes japonaises et aborde l’image contrastée des femmes: leur place dans la société, mais aussi les relations qui les unissent entre elles ou celles qu’elles entretiennent avec les hommes. Véritable promenade visuelle, l’exposition propose un parcours à travers les différents types de représentations de l’image féminine à la période d’Edo (1603-1868).

Si le terme même «d’estampe japonaise» fut synonyme d’images délicatement érotiques voire crûment pornographiques, on ne peut y réduire l’image féminine telle que dépeinte par les plus grands noms de l’Ukiyo-e (dont Suzuki Harunobu, Hosoda Eiri, Kitagawa Utamaro et Katsuchika Hokusai).

À l’occasion de cette exposition, le spectre des œuvres présentées ira des courtisanes et de l’évocation du quartier des plaisirs de Edo (Yoshiwara) aux shunga (estampes pornographiques) des 18e et 19e siècles; des femmes devenues objet d’un désir parfois violent jusqu’à leur intimité retrouvée loin des hommes : se promenant en barque ou sous les arbres en fleur, s’apprêtant au bain ou au sommeil.

De rares ensembles seront montrés à cette occasion dont le célèbre triptyque «Les pêcheuses d’abalones» d’Utamaro (vers 1797). Rare exemple de nus féminins dans l’estampe japonaise en dehors du champ de l’estampe érotique, ce triptyque représente des ama – littéralement «femmes de la mer» –, qui depuis des siècles pêchent des abalones sur la côte Pacifique du Japon.

Miroir du désir. Images de femmes dans l’estampe japonaise. Musée National des arts asiatiques-Guimet. 6, place d’Iéna 75116 Paris.6 juillet –10 octobre 2016. Catalogue de l’exposition: une coédition RMN –GP/ MNAAG. En conversation avec Agnès Giard, anthropologue, chercheur Broché, 48 pages, 40 illustrations. Présidente du MNAAG: Sophie Makariou. Contacts presse : Hélène Lefèvre, Anna-Nicole Hunt.

Publié par Félix José Hernández.

 

 

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