Interludes poétiques de Palestine

Paris le 4 septembre 2015.
La troisième édition des Interludes Poétiques de Palestine, organisées par l’Institut Culturel Franco-Palestinien, en partenariat avec les Jeudis de l’IMA, aura lieu à la Maison de la poésie le 23 septembre 2015 et le 25 septembre à l’auditorium de l’Institut du Monde arabe à 19h. Aux côtés de Ghassan Zaqtan et de Jihad Hudaib, poètes reconnus depuis une dizaine d’années, Raja’ Ghanim, Ashraf Zaghal ou encore Fady Joudah incarnent la nouvelle génération des poètes palestiniens contemporains. Qu’ils viennent de Ramallah, d’Abu Dhabi, d’Austin, de Wahat as-Salam ou de Toronto, ils proposent une immersion dans divers styles littéraires en arabe et en anglais, traduits spécialement en français pour l’occasion.
Cet événement tridimensionnel allie l’harmonie des mots aux sons et aux images. Les poètes sont accompagnés par une performance d’acteurs en français, ponctués par des interventions musicales et visuelles. Cet espace de dialogue entre différentes formes d’arts se prolonge à la Maison de la poésie avec l’exposition photographique « We breathe Freedom » de Mahmoud Al-Kurd, 22 ans, originaire de Gaza, lauréat du Prix des jeunes créateurs palestiniens 2015 révélé lors du Festival Palest’In & Out (11-14 juin 2015, Paris).
Soirée avec :
• Ghassan Zaqtan :
Poète palestinien né en 1954 près de Bethléem, il est considéré comme l’un des plus grands poètes palestiniens contemporains. Il a été membre fondateur de la Maison de la Poésie en Palestine et s’est investi dans la création de plusieurs revues culturelles et littéraires. Il a également publié une dizaine de recueils de poésie ainsi que des pièces de théâtre et des scénarios. Après une longue période d’exil, il habite aujourd’hui à Ramallah où il travaille au sein du Ministère de la Culture en tant que responsable du secteur Littérature et Edition.
• Raja’ Ghanem :
Née à Damas de parents palestiniens, cette jeune femme qui vit aujourd’hui à Ramleh, une ville palestinienne en Israël, a déjà publié nombre de ses poèmes dans des revues littéraires. Elle vient de publier Siyyadat al-bayad (« La femme de la blancheur »), un recueil paru au sein de la maison d’édition Rayah située à Haifa.
• Ashraf Zaghal :
Né à Jérusalem en 1974, ce poète à vécu entre les Etats-Unis, le Canada et la Palestine et a comme particularité un parcours de chercheur dans le domaine de l’environnement.
Auteur de trois recueils : Wheels of Ashes, Dormir comme je le vois et un Désert dans le métro, il a reçu en 2011 le Prix du jeune écrivain de poésie de la Fondation A.M Qattan et a été publié dans de nombreuses revues littéraires. Il se démarque par son appartenance à une nouvelle esthétique littéraire, éloignée de la centralité de la lutte nationale comme source d’inspiration poétique et fortement inspirée par le mouvement surréaliste.
• Fady Joudah :
Né au Texas et élevé en Libye et en Arabie Saoudite, avant d’effectuer une partie de ses études en Géorgie, Fady Joudah bénéficie d’une expérience personnelle multiculturelle et travaille actuellement en tant que médecin. Avec La Terre dans le grenier paru en 2008, un recueil avec l’exil pour thème central, il a été finaliste du pour le livre de ForeWord de l’année. Le poète a traduit les trois derniers recueils de Mahmoud Darwish dans The Butterfly’s Burden paru en 2006, ainsi que Like a Straw Bird It Follow Me de Ghassan Zaqtan, un travail pour lequel il a remporté le Prix International de poésie Griffin en 2013.
• Jihad Hudaib :
Né en Jordanie de parents palestiniens, il est considéré comme l’un des meilleurs poètes palestiniens des années 1990. Il propose une analyse fine et lucide des sociétés, de l’expérience palestinienne et de la situation politique. Il a publié plusieurs recueils de poèmes et notamment Ce que l’on peut trahir et elle s’appelle la douleur en 1999.
Félix José Hernández.

Hispanista revivido.