La collection des bijoux du musée des Arts décoratifs de Paris

Paris le 16 octobre 2016.

Cette collection s’adresse d’abord au plus grand nombre. Merveilleusement photographiés en lumière naturelle par Jean-Marie del Moral, les bijoux apparaissent dans ces livres sous un nouveau jour, grâce à des reproductions en pleine page. Les gros plans s’attachent à rendre leur transparence, leur éclat, leurs reflets, leurs irisations. Chacun peut ainsi percevoir et mesurer les nuances et la richesse des matières. Le choix des angles permet de montrer les subtilités avec lesquelles les bijouxsont montés, de profil, de dos, de face.

En quelques pièces, choisies parmi les plus emblématiques de la collection, le lecteur parcourt la chronologie de l’histoire du bijou. Deux textes, l’un de l’écrivain Patrick Mauriès et l’autre de la conservatrice Évelyne Possémé, introduisent et contextualisent les bijoux et leur thématique. De brefs commentaires sur les techniques, le style ou l’iconographie donnent au lecteur les clefs nécessaires pour pénétrer dans cet univers tout aussi mystérieux que prestigieux. Le thème choisi pour le premier titre à paraître en octobre 2016 est celui de la flore. Au fil du temps, des techniques et des inspirations stylistiques, la fleur a donné lieu à des interprétations d’une extrême variété. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle fait l’objet de décors émaillés et sert aux grands ornements de corsage en pierres précieuses et fines. Broches, pendants et bagues prennent l’aspect de bouquets ou de corbeilles de fleurs.

Sous l’Empire, la fleur devient fleuron, flèche ou croissant, autant d’ornements non naturalistes, avant de revenir au naturel, sublimée, sous le Second Empire, dans les créations de la maison Mellerio par exemple. La fleur se fait sinueuse sous l’Art nouveau : brins de muguet, fleurs d’iris ou de lotus, pruneliers, chrysanthèmes, rameaux de gui sont l’objet d’interprétations virtuoses (en corne, en ivoire, en émail comme en pierres fines), chez Fouquet, Vever, Falize et bien sûr Lalique, dont le musée conserve l’une des collections les plus remarquables.

La fleur est géométrique sous l’Art déco, monochrome et sculpturale dans les années 1930, associée à l’or et colorée dans les décennies suivantes. Aujourd’hui, Claude Lalanne, JAR, Gilles Jonemann ou Lorenz Bäumer l’emploient avec une grande liberté. Patrick Mauriès Écrivain, journaliste et éditeur, il est l’auteur de récits et d’essais dont plusieurs consacrés à l’histoire de la mode et des arts décoratifs. Il s’est en particulier employé à mettre en lumière l’œuvre de Line Vautrin (Line Vautrin, 1992, Rébus, 1994, Miroirs, 2004), de Lina Baretti (Parures, 2010) et plus récemment de Robert Goossens (Maison Goossens. Bijoux et objets, 2014). Évelyne Possémé Conservatrice en chef au musée des Arts décoratifs à Paris, elle est en charge des départements Art nouveau-Art déco et Bijoux anciens et modernes. Elle a en particulier dirigé les catalogues des expositions Van Cleef & Arpels.

L’art de la haute joaillerie (2012) et Bijoux Art déco et avant-garde (2009). Jean-Marie del Moral Toujours en lumière naturelle, il photographie les ateliers d’artiste (Barceló, Antoni Tàpies, Zao Wou-Ki…) et les bijoux (Maison Goossens. Bijoux et objets, 2014) avec un égal bonheur. Ses photographies ont notamment été publiées dans Vogue, Madame Figaro ou Travel and Leisure, et exposées à Arles, Lisbonne, Valence ou New York.

Flore. 128 pages 110 illustrations Format : 17 x 24 cm Relié sous jaquette.  ISBN : 978-2-916914-66-4. Édition française Les Arts Décoratifs Mise en vente : 21 octobre 2016. Édition anglaise Thames & Hudson Mise en vente : février 2017.

Partenaire privilégié de la Galerie des bijoux, l’École Van Cleef & Arpels des arts joailliers apporte également son soutien à la publication de cette collection.

Transmettre, lever le voile, partager avec le public le plus large le monde secret de la joaillerie : telle est l’ambition de l’École Van Cleef & Arpels depuis sa création en 2012. Afin de former des amateurs éclairés, l’école propose de découvrir les métiers d’art, l’histoire du bijou ou encore la gemmologie à travers différents cours, ateliers, conférences, à Paris et dans le monde, ou par le biais de vidéos e-learning disponibles en ligne. Elle s’adresse également aux enfants et adolescents, grâce à des ateliers qui leur sont réservés.

Cette vocation d’initiation aux arts joailliers, ainsi que la volonté de s’entourer d’experts de référence pour mener cette mission, ont conduit l’école à s’associer avec le musée des Arts décoratifs, et plus spécifiquement avec la Galerie des bijoux, dont elle est le mécène. Dans ce cadre, elle apporte son soutien à la publication d’ouvrages destinés à promouvoir la collection de bijoux et le fonds patrimonial du musée. Des vidéos d’enseignement coproduites par les deux institutions sont également accessibles en ligne (YouTube, les sites Internet de l’école et du musée).

Né de cette collaboration fructueuse, le livre Flore témoigne d’une volonté commune de diffusion des connaissances et d’un même esprit de pédagogie autour du bijou. Au fil des pages, les pièces se dévoilent en détail, ouvertes ou fermées, parfois accompagnées de leur écrin. La mise en lumière de l’endroit côtoie celle de l’envers, révélatrice de toute la virtuosité des savoir-faire. Grâce à ce projet éducatif, l’École Van Cleef & Arpels est heureuse de favoriser l’accès aux créations et à une nouvelle forme de rencontre avec le bijou : en dehors des vitrines, dans toute la richesse des motifs, des matières et des histoires qu’il fait vivre à travers les siècles.

Marie Vallanet Présidente de l’École Van Cleef & Arpels. Nicolas Bos Président de Van Cleef & Arpels . L’École Van Cleef & Arpels,  22 place Vendôme, 75001 Paris.

Les Arts Décoratifs : Pierre-Alexis Dumas, Président David Caméo, Directeur général Pascale de Seze, Directrice de la communication. Les Musées : Olivier Gabet, Directeur . Musée des arts décoratifs 107, rue de Rivoli – 75001 Paris. Musée Nissim de Camondo 63, rue de Monceau – 75008 Paris. Contacts Presse : Marie-Laure Moreau Isabelle Mendoza.

Publié par Félix José Hernández.