Paris le 11 septembre 2015.

Événement majeur de la programmation de l’automne du musée du Louvre, cette exposition est inspirée du livre éponyme de Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir (Fayard, 2006).

Pluridisciplinaire, elle fait dialoguer des oeuvres insignes du passé avec des créations contemporaines afin de retracer au présent un récit du passé susceptible d’éclairer notre regard sur l’avenir.

Le parcours se déroule autour de quatre thématiques : l’ordonnancement du monde, les grands empires, l’élargissement du monde et le monde d’aujourd’hui. Deux cents oeuvres sont ainsi réunies dans une lecture subjective et poétique du passé, imaginée et portée par la création artistique des millénaires précédents mais aussi par quinze oeuvres d’artistes contemporains du monde entier, dont des commandes spécifiques. Mark Manders, Tomás Saraceno, Wael Shawky, Camille Henrot, Isabelle Cornaro, Chéri Samba et Ai Weiwei ont ainsi répondu à l’invitation du Louvre.

Une brève histoire de l’avenir associe les contemporains et les anciens, les artistes, les sciences, l’architecture ou encore le cinéma, pour discerner ce qui, dans l’histoire des sociétés disparues, nous renseigne sur les chances et les périls du futur. Au coeur de sa conception figure le dialogue, continu ou discontinu, qu’entretient la pensée de notre temps avec l’avenir, ainsi qu’avec les arts de différentes époques et civilisations.

Ces oeuvres illustrent la succession de moments historiques d’expansion et de repli, la construction d’échanges entre individus ou communautés, et la création de divers moyens de communication pour rendre possibles ces échanges.

Conçue par Juan-Felipe Alarçon, architecte muséographe au Louvre, la scénographie offre de valoriser un récit thématique, autour de grandes scansions. Elle ménage aussi des temps de respiration, comme autant de chemins de traverse, créant ainsi des contrepoints poétiques et méditatifs. La mise en lumière, le choix des couleurs, valorisent œuvres anciennes et créations contemporaines.

Une place particulière sera donnée à la médiation des oeuvres et à leur mise en perspective, notamment grâce à la création d’un lieu de débats au sein de la dernière salle.

Au même moment, à Bruxelles, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique interprètent le même essai dans l’exposition « 2050. Une brève histoire de l’avenir » (11/09/2015 – 24/01/2016). Celle-ci s’attache à l’actualité de la création artistique pour interroger une série de thématiques sociétales ─ de la globalisation à la marchandisation du temps, de la surconsommation au devenir de la planète. Indépendantes mais complémentaires, les deux expositions interrogent donc l’avenir ─ par un regard sur le passé et le présent à Paris, par une approche prospective à Bruxelles ─ et analysent les grandes dynamiques qui traversent et animent les sociétés, depuis les origines jusqu’à l’horizon 2050.

Commissaires de l’exposition : Dominique de Font-Réaulx, conservateur général au musée du Louvre, directrice du musée national Eugène-Delacroix et Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, avec la collaboration de Sandra Adam-Couralet et Martin Kiefer. Conseiller scientifique : Jacques Attali. Musée du Louvre. 24 septembre 2015— 4 janvier 2016. Hall Napoléon.

Félix José Hernández.

Ilustration: Thomas Cole, Le Destin des empires. La Destruction, 1836, collection de la New York Historical
Society © The New York Historical Society

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