Le révolutionnaire musée des Monuments français d’Alexandre Lenoir

Jean-Lubin Vauzelle, Salle du XIIIe siècle. Département des Arts graphiques, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Tony Querrec.
Jean-Lubin Vauzelle, Salle du XIIIe siècle. Département  des Arts graphiques, musée du Louvre © RMN-Grand Palais  (musée du Louvre) / Tony Querrec.
Jean-Lubin Vauzelle, Salle du XIIIe siècle. Département
des Arts graphiques, musée du Louvre © RMN-Grand Palais
(musée du Louvre) / Tony Querrec.

Paris le 3 mai 2016.

Chère Ofelia,

Hier, j’ai eu l’opportunité de visiter le Musée du Louvre. On m’a offert très aimablement cette documentation que je t’envoie avec cette lettre. Je te prie de la faire circuler là-bas à La Havane, parmi nos amis qui connaissent la langue de Molière.

Le musée des Monuments français, fondé par Alexandre Lenoir en 1795 pour sauver les monuments détruits par la Révolution, fut le deuxième musée national après le musée du Louvre en 1793. Il a joué un rôle fondamental dans l’histoire de la redécouverte et de l’appréciation du patrimoine français et le goût pour le Moyen Âge.  Il fut fermé en 1816 par Louis XVIII, et les œuvres qu’il abritait sont actuellement conservées dans divers lieux en France (dont le musée de Cluny et le musée du Louvre) ainsi qu’à l’étranger.

Le département des Arts graphiques du Louvre a sélectionné les plus belles vues du musée disparu tirées du très riche fonds de dessins donné par les héritiers d’Alexandre Lenoir.

L’exposition présente le rôle pionnier qu’a eu Alexandre Lenoir, fervent défenseur du patrimoine, en tant que conservateur de musée et muséographe.  Elle explore aussi l’implantation et l’histoire du musée des Monuments français, dont la présentation eut une influence notable sur la sensibilité et les arts de l’époque. La visite de l’exposition se poursuit dans les salles du département des Sculptures, principal héritier de l’œuvre d’Alexandre Lenoir, et dans trois églises parisiennes, Saint-Roch, SaintEustache et Saint-Sulpice.

Commissariat scientifique :  Geneviève Bresc-Bautier, conservateur général honoraire, département des Sculptures, musée du Louvre, et Béatrice de Chancel-Bardelot, conservateur en chef, musée de Cluny.  Coordination du projet :  Sophie Jugie, directrice, département des Sculptures, musée du Louvre, assistée d’Angèle Dequier, département des Sculptures, musée du Louvre.

Musée du Louvre – Direction des Relations extérieures Anne-Laure  Béatrix, directrice.            Adel Ziane, sous-directeur de la communication. Sophie Grange, chef du service de presse.    Coralie James Contact presse.

Catalogue de l’exposition  Genevieve Bresc-Bautier et Béatrice de Chancel-Bardelot. Coédition Hazan / musée du Louvre éditions. 250 ill., 384 p. Avec le soutien d’Arjowiggins Graphic.

Invitation au musée de Cluny :

Du 7 avril 2016 au 19 mars 2018, le département des Sculptures accueille des oeuvres du musée de Cluny. Le célèbre musée parisien consacré au Moyen Âge a, en effet, engagé sa rénovation par la restauration des vestiges antiques et de la chapelle de l’hôtel, la construction d’un nouvel accueil et la refonte des parcours. La fermeture de la salle des peintures et sculptures du Moyen Age, pendant la durée des travaux, permet de réunir au Louvre deux ensembles de sculptures habituellement séparées.
L’Ange de l’Annonciation de Cluny et la Vierge de l’Annonciation du Louvre de Nino Pisano et atelier

Denon, niveau -1, galerie Donatello. Le thème de l’Annonciation était particulièrement apprécié en Italie au XIVe siècle. Membre d’une dynastie de sculpteurs toscans, Nino Pisano a exécuté plusieurs groupes monumentaux représentant cette scène, où l’Ange se présente devant la Vierge. L’Ange de Cluny, dont le pendant est peut-être la Vierge conservée au Louvre, présente toutes les qualités de ce sculpteur : sens de la monumentalité, recherches de souplesse et d’harmonie dans les drapés, attention au naturel des gestes et à la douceur des visages. La confrontation des deux statues, déjà faite voici quinze années à Pise, mais jamais encore à Paris, pourrait permettre de confirmer ou d’infirmer leur appartenance au même groupe.

Les statuettes d’un retable du Couronnement de la Vierge

Richelieu, niveau 0, salle 10 Philippe Pot. Plusieurs collections publiques et privées conservent des statuettes dont les caractéristiques stylistiques communes indiqueraient leur appartenance à un grand retable de bois polychromé, qui aurait orné l’abbaye cistercienne de Theuley près de Gray. C’est au Louvre même, en 2009, lors de l’exposition Les Premiers Retables (XIIe – début du XVe siècle), que la totalité de ces statuettes conservées dans des musées français a été pour la dernière fois réunie.

Je  t’embrasse depuis notre chère et cultivée France,

Félix José Hernández.

 

Hispanista revivido.