Les sculptures nomades de Rodolphe Hammadi

Paris le 6 septembre 2015.

La 32e édition des Journées européennes du patrimoine (19-20 septembre 2015) ont cette année pour thème le « Patrimoine du XXIe siècle ». Pour cette occasion, et jusqu’au 10 janvier 2016, dix sculptures de Rodolphe Hammadi investissent les espaces du musée. Elles seront pour la première fois montrées au public.

Ses « armes », comme il les appelle, témoignent d’un processus continu de fabrication du patrimoine. Toutes prennent leur source dans un morceau de bois. Qu’importe sa forme et sa taille, il est brossé, lissé, sculpté et accueille des parures du Temps. Ces parures sont composées de pierres, de boulons, de fragments d’antiquités chinés par l’artiste à Marseille, son lieu de résidence, et dans les pays qu’il a parcourus, ou bien qui lui sont rapportés par des proches, voire donnés par des inconnus. Chaque sculpture raconte une histoire de l’humanité, à l’échelle de l’individu, et possède son étui afin de suivre l’homme dans ses errances.

L’artiste animera des ateliers à l’IMA les 19 septembre, 24 et 28 octobre au cours desquels il racontera la genèse des sculptures exposées et invitera les participants à créer une œuvre à partir d’éléments récupérés dans la vie quotidienne.
En parallèle, le musée de la Chasse et de la Nature à Paris expose pendant cinq mois, dans sa salle des Trophées, les premières « armes » de Rodolphe Hammadi.

L’artiste a fait son apprentissage auprès de l’architecte Eric Jantzen. Dans les années 1980, il est aux côtés du peintre, graveur et sculpteur Corneille (1922-2010), fondateur du mouvement Cobra, et de la photographe Irina Ionesco. Il travaille pendant une quinzaine d’années avec le sculpteur et designer Pucci De Rossi (1947-2013) tout en se dédiant à la photographie (expositions et ouvrages).

Une exposition proposée par la Galerie Sponte, en partenariat avec le musée de la Chasse et de la Nature et l’association Ecume.

Les sculptures nomades de Rodolphe Hammadi. Du 19 septembre 2015 au 10 janvier 2016. Musée de l’Institut du Monde Arabe.

Félix José Hernández.

Hispanista revivido.