Les temps Enchantés de Villa Flora

Paris le 11 août 2015.

Musée des collectionneurs par excellence, ou plus encore maison des collectionneurs, le musée Marmottan Monet présente, du 10 septembre 2015 au 7 février 2016, la prestigieuse collection du couple suisse Arthur et Hedy Hahnloser. Pour la première fois en France, les fleurons de cet ensemble sont présentés. 75 chefs-d’oeuvre de Pierre Bonnard, Paul Cézanne, Giovanni Giacometti, Ferdinand Hodler, Aristide Maillol, Édouard Manet, Henri-Charles Manguin, Pierre-Albert Marquet, Henri Matisse, Odilon Redon, Pierre-Auguste Renoir, Félix-Édouard Vallotton, Vincent van Gogh et Édouard Vuillard témoignent de l’histoire de ce couple porté par leur passion pour la peinture, le dessin et la sculpture. Une vie pour l’art, une vie avec les artistes. Tel fut le parcours du couple formé par Hedy Bühler et l’ophtalmologiste Arthur Hahnloser. Fidèle à la maxime d’Hedy « vivre selon notre temps », le couple suisse se tourne vers la création de son époque et réunit entre 1905 et 1936 les oeuvres de nabis et de fauves. Sur le conseil de ces peintres, il acquiert d’importantes peintures par Édouard Manet, Pierre-Auguste Renoir, Paul Cézanne, Vincent Van Gogh ou Odilon Redon. Artistes et amateurs se lient vite d’amitié et se retrouvent régulièrement dans la résidence d’Arthur et Hedy à Winterthur, la Villa Flora. La maison du couple devient un lieu de rencontre, d’échanges et de création, un repère d’artistes.

Les portraits des Hahnloser ou les oeuvres peintes à la Flora, qui témoignent de ce bonheur de vivre, forment le coeur de la collection familiale. En trente ans, les murs de la maison sont envahis de peintures. Chaque pièce, jusqu’à la salle d’eau où les toiles s’accumulent, accueille son lot d’oeuvres d’art. La Villa Flora devient ainsi l’écrin d’un ensemble de chefsd’œuvre dignes d’un musée.
Le parcours de l’exposition du musée Marmottan Monet offre une réunion de rares chefsd’œuvre tels que La blanche et la noire (1913) et Le chapeau violet (1907) de Vallotton, Effet de glace (1909) et L’Embarcadère de Cannes (1934) de Bonnard, Le semeur (1888) de Van Gogh, Amazone (1883) de Manet, Portrait de l’artiste (1877-1878) de Cézanne, Nice, cahier noir (1918) de Matisse, La partie de dames à Amfréville (1906) de Vuillard et Les anémones
(1912) de Redon. Organisé en sections monographiques, il retrace les rapports qui unirent les principaux artistes du tournant du xxe siècle à Arthur et Hedy Hahnloser. L’exposition raconte l’histoire unique d’un des couples les plus engagés et passionnés du début du siècle.
Les petits-enfants d’Arthur et Hedy Hahnloser ont choisi de révéler cet ensemble exceptionnel à Paris pour la première fois et de faire du musée Marmottan Monet pendant quelques mois leur demeure.
Arthur et Hedy Hahnloser ont rassemblé, entre 1905 et 1936, une collection exceptionnelle, constituée pour l’essentiel de tableaux de Bonnard, Vallotton et Vuillard. Les oeuvres de ces peintres forment pour ainsi dire une collection dans la collection. Des travaux majeurs d’Odilon Redon, Van Gogh, Cézanne et Renoir, mais aussi de Matisse, Manguin et Marquet définissent les limites chronologiques de cet ensemble. Pourtant, l’exposition du musée Marmottan Monet n’a pas pour seul objectif de mettre à l’honneur les oeuvres elles-mêmes, montrées pour la première fois à Paris. Elle veut aussi présenter le couple suisse et l’écrin de leur collection à Winterthour, la Villa Flora, avec son atmosphère unique et son histoire mouvementée.
Ancienne demeure de collectionneurs, le musée Marmottan Monet accueille donc une autre maison de collectionneurs, tandis que Monet, le grand représentant de l’impressionnisme, offre l’hospitalité aux artistes du post-impressionnisme.
C’est en 1898 qu’Hedy Bühler (1873-1952) entre en possession de la Villa Flora avec une partie de son héritage. Peu après son mariage, elle s’installe avec son époux Arthur Hahnloser (1870-1936) dans cette maison bourgeoise cossue, située en bordure de la vieille ville de Winterthour, qui abritera au fil du temps une collection grandissante. En 1907-1908, en collaboration avec les architectes de Winterthour Robert Rittmeyer et Walter Furrer, le couple aménage un salon « sur mesure » qu’ils décorent dans les moindres détails selon leur goût. En 1916, Rittmeyer dessine un agréable jardin puis conçoit en 1926 pour la maison une vaste salle à éclairage zénithal.
Arthur et Hedy Hahnloser s’intéressent d’abord aux artistes suisses Giovanni Giacometti et Ferdinand Hodler et acquièrent – guidés par un flair infaillible – des perles de leur production d’alors. Par l’intermédiaire du peintre Félix Vallotton, qui vit à Paris et dont ils ont acheté des oeuvres majeures dès 1908, ils se tournent bientôt vers la scène artistique de la capitale et s’enthousiasment en particulier pour le travail de Bonnard, mais aussi pour les tableaux de Vuillard et les sculptures de Maillol, prenant fait et cause pour le groupe des Nabis qui se considèrent comme les « prophètes d’une nouvelle peinture ». Les collectionneurs entretiennent des contacts étroits avec leurs amis artistes en qui ils trouvent aussi de précieux conseillers. Souvent, ils achètent directement les oeuvres auprès d’eux, stimulés par la visite de leur atelier. Ils sont en outre de bons clients des grands galeristes et marchands d’art de leur temps, tels Eugène Druet et Ambroise Vollard. Arthur et Hedy Hahnloser s’efforcent toujoursde rendre compte de l’environnement de leurs protégés par des oeuvres importantes.
C’est ainsi qu’entrent dans la collection des tableaux d’Henri Manguin et Albert Marquet, de Van Gogh et Paul Cézanne ou encore d’Odilon Redon, rejoints un peu plus tard par des travaux d’Henri Matisse, pour lequel ils mettent su tout l’accent sur des petits formats.
En 1980, les descendants des collectionneurs créent une fondation, la Hahnloser/Jaeggli Stiftung, dans l’intention de conserver vivant l’héritage de leurs aïeux. Des dons insignes issus de cet héritage, comme le Semeur de Van Gogh ou La Blanche et la Noire de Vallotton, entrent dans les collections de la fondation et forment dès lors le noyau des expositions présentées au Museum Villa Flora entre 1995 et 2014.
Le parcours de l’exposition du musée Marmottan Monet offre une réunion de rares chefs-d’œuvre tels que La blanche et la noire (1913) et Le chapeau violet (1907) de Vallotton, Effet de glace (1909) et L’Embarcadère de Cannes (1928-1934) de Bonnard, Le semeur (1888) de Van Gogh, Amazone (1883) de Manet, Portrait de l’artiste (1877-1878) de Cézanne, Nice, cahier noir (1918) de Matisse, La partie de dames à Amfreville (1906) de Vuillard et Les anémones (1912) de Redon.
Organisé en sections monographiques, il retrace les rapports qui unirent les principaux artistes du tournant du xxe siècle à Arthur et Hedy Hahnloser. L’exposition raconte l’histoire unique d’un des couples les plus engagés et passionnés du début du siècle.
Originaires de Wintherthur, près de Zurich en Suisse, l’ophtalmologiste Arthur Hahnloser et son épouse Hedy Bühler s’établissent peu après leur mariage en 1898 dans une propriété familiale, la Villa Flora. Sous l’impulsion d’Hedy, le couple se passionne pour l’art de son temps. Entre 1905 et 1936, date de la disparition d’Arthur, il réunit une collection de premier ordre dont leur demeure devient l’écrin. Leur intérêt se porte tout d’abord vers l’art suisse de Giovanni Giacometti et Ferdinand Hodler avant de se tourner définitivement vers les nabis et les fauves installés en France : Félix Vallotton, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Aristide Maillol, Henri Manguin, Albert Marquet et Henri Matisse… Si le couple fréquente les grandes galeries parisiennes, il privilégie le contact direct avec les artistes. Ces derniers les incitent à acquérir des oeuvres de peintres qui les ont précédés et qui les ont marqués. Parallèlement à l’art de leur époque, les amateurs réunissent un petit nombre de Van Gogh, Manet, Renoir, Cézanne, Redon, qui constituent un ensemble singulier au sein de leur collection. Conseillers mais surtout amis d’Arthur et Hedy, nabis et fauves sont régulièrement reçus à la Villa Flora. Lieu de villégiature, d’échange et de partage, la Flora se transforme à l’occasion en atelier. Portraits d’Arthur de Hedy et de leur famille, vues de la villa immortalisés par leurs amis peintres témoignent, entre autre chefs-d’oeuvre présentés dans l’exposition, de l’engagement d’Arthur et Hedy Hanhloser et de leur existence où l’art et le vie se confondent.
Parce qu’ils résident à Winterthour, Arthur et Hedy Hahnloser commencent tout naturellement à collectionner des oeuvres d’artistes suisses. En 1907, ils font la connaissance de Giovanni Giacometti (le père d’Alberto et Diego) et entretiennent bientôt avec lui des contacts suivis. Dès la même année, ils lui rendent visite à Stampa, un village du Val Bregaglia (Bergell), situé au sud du canton des Grisons. Il ressort de leur correspondance que les questions artistiques revêtent pour eux autant d’importance que les considérations personnelles et les évènements familiaux. Les premiers achats des Hahnloser témoignent de leur clairvoyance et de leur intuition artistique, car ils choisissent systématiquement des oeuvres dans lesquelles Giacometti s’est affranchi de ses modèles – surtout Van Gogh et Giovanni Segantini – pour élaborer une peinture post-impres sionniste éminemment personnelle. L’artiste fascine le couple, probablement par son attachement à la réalité de son temps et pour son intérêt pour la scène artistique parisienne, mais aussi par sa volonté de se retirer dans l’environnement agreste de son village natal où il puise toute son inspiration.
À la même époque, par l’intermédiaire de Giacometti, Arthur et Hedy Hahnloser entendent parler de Ferdinand Hodler avec lequel ils entrent bientôt en contact. Ils lui rendent visite en 1907 dans son atelier de Genève. Hodler est alors encore très controversé, surtout en Suisse, où sa manière singulière déconcerte. Que les Hahnloser se portent bientôt acquéreurs, le plus souvent directement auprès du peintre, d’oeuvres représentatives comme Le Cerisier ou Le massif de la Jungfrau vu de Mürren témoigne de leur absence de préjugés et de leur regard sans cesse aux aguets. Les contacts avec les artistes helvétiques s’estompent quelque peu lorsque le couple se tourne vers la scène artistique parisienne. Hodler n’en influence pas moins durablement leur perception de l’art, comme le constata Hedy : « […] nous vivions pour la première fois cette expérience […] :
le besoin irrépressible de regarder le monde à travers les yeux d’un maître. Pendant notre voyage le long du Léman, nous n’avons cessé de voir des petits arbres à la Hodler. »
En 1908, lorsque Arthur et Hedy Hahnloser rendent visite à Vallotton dans son atelier parisien, ils sont enthousiasmés par l’oeuvre de ce Français d’adoption et ils lui achètent aussitôt sa toile Baigneuse de face. Leurs fréquents échanges épistolaires témoignent de la profonde amitié qui s’instaure entre Vallotton et les collectionneurs, et plus particulièrement avec Hedy.
La stylisation qui caractérise l’oeuvre de l’artiste, le regroupement énigmatique de certains personnages comme dans La Blanche et la Noire, ou le chromatisme hardi de ses paysages comme L’Estérel et la baie de Cannes, subjuguent durablement les Hahnloser. Au fil du temps, des oeuvres remarquables de toutes ses périodes de création et dans toutes les techniques entrent à la Villa Flora. Vallotton se montre également un conseiller précieux et avisé. De son côté, Hedy Hahnloser s’engage sans réserve dans la défense de la production, d’un abord parfois difficile, de son ami artiste. Sa vaste monographie Vallotton et ses amis, publiée en 1936, apparaît comme un testament spirituel et comme la confirmation de cette estime artistique et humaine réciproque.
C’est à la galerie Bernheim-Jeune qu’Arthur et Hedy achètent dès 1911 leur premier tableau de Bonnard. Le couple est déjà propriétaire d’une vingtaine de ses oeuvres quand il fait la connaissance de l’artiste en 1916. Venu pour l’exposition inaugurale du Kunstmuseum de Winterthur, Bonnard loge à la Villa Flora. Naît alors une amitié féconde qui se renforce encore lorsque les Hahnloser séjournent durant l’été dans leur villégiature de Cannes, se rapprochant ainsi de Bonnard installé non loin au Cannet dans sa maison Le Bosquet. Peu à peu, des intérieurs, des natures mortes, des tableaux de figures et des paysages entrent à la Villa Flora, où ils forment une collection en soi. En font partie des intérieurs à l’atmosphère évocatrice comme Le Thé ou La Carafe provençale, inspirés par l’univers familier du peintre. Des jeunes femmes se détournant timidement du spectateur, comme dans Effet de glace ou Le Tub, déclinent toutes les nuances de l’art de Bonnard, à la fois sa poésie, sa mélancolie et son raffinement pictural. Avec des paysages comme Les Faunes ou Le Débarcadère de Cannes réalisé dans le Midi, Bonnard s’affiche comme un peintre qui poursuit tout en la dépassant la manière luministe des impressionnistes, un peintre qui abolit la perspective traditionnelle et ramène toutes les données visuelles sur l’espace plan du tableau pour mieux mettre en mouvement le regard du spectateur.
Arthur et Hedy Hahnloser s’intéressent aussi très tôt aux tableaux d’Édouard Vuillard, peintre discret et silencieux lié d’une étroite amitié avec Bonnard et surtout Vallotton. Ils découvrent ses travaux pour la première fois à la galerie Bernheim-Jeune. Reculant devant les prix déjà élevés, ils se décident d’abord pour des lithographies, art dans lequel Vuillard s’est distingué notamment à l’occasion de sa collaboration avec la Revue blanche. Hedy admire la « poésie de l’intimité » qui émane de ses oeuvres. Contrairement à Bonnard et Vallotton, l’artiste se laisse difficilement approcher. Les Hahnloser acquièrent plusieurs de ses oeuvres à la galerie Bernheim-Jeune à Paris, mais aussi à Lausanne auprès de leur représentant Paul Vallotton, le frère du peintre, qui leur cède notamment le grand tableau La Partie de dames à Amfreville. Souhaitant un portrait de famille de la main de l’artiste, Hedy se rend à Paris en 1919 avec son mari pour rencontrer Vuillard. Si ce portrait ne vit jamais le jour, la collection s’enrichit de superbes oeuvres de jeunesse du peintre comme Les roses rouges ou Nu dans le salon rayé.
En Odilon Redon, Arthur et Hedy Hahnloser reconnaissent un précurseur dont l’œuvre mystérieuse a inspiré Pierre Bonnard, Félix Vallotton et Édouard Vuillard, peintres phares de leur collection. Ses travaux occupent une place de choix à la Villa Flora. Hedy est séduite par le « charme mystique » de l’art de Redon. Le couple s’intéresse d’abord aux dessins et aux estampes en noir et blanc qui ont fait la réputation de l’artiste. Avec ses visions fantastiques et sombres, Redon tourne le dos à la manière impressionniste et invente un mode d’expression des forces de l’inconscient, bien avant que le père de la psychanalyse, Sigmund Freud, n’en fasse pour la première fois l’objet de recherches scientifiques. Redon n’introduit la couleur que dans la production de sa maturité, avec des teintes suggestives portées à l’incandescence. Des œuvres particulièrement représentatives, comme Le Bateau rouge et Le Rêve, entrent dans la collection.
En rencontrant personnellement l’artiste en 1913 dans son atelier parisien, les collectionneurs se sentent confortés dans leur admiration pour Redon. Ils apporteront une contribution déterminante à la vaste rétrospective de son oeuvre organisée en 1919, peu après sa disparition, au Kunstmuseum de Winterthur.
Pour Arthur et Hedy Hahnloser, rendre compte de l’environnement historique des principaux protagonistes de leur collection a toujours été une préoccupation fondamentale. Dès le début, Giovanni Giacometti leur signale l’importance de Cézanne, dont l’oeuvre leur révèle une conception moderne de la peinture qui marque une rupture radicale avec les conventions académiques de l’époque. La collection Hahnloser a ceci de remarquable qu’elle comprend aussi des oeuvres – comme Les Toits de Cézanne – qui revêtent une signification pour la compréhension du parcours de l’artiste. D’autres tableaux de premier plan rejoignent la collection, tels L’Amazone de Manet ou Le Semeur de Van Gogh, un artiste pour lequel Hedy se passionne. Un voyage à La Haye et Amsterdam effectué en 1912 sur les traces du peintre devient un véritable parcours initiatique. En 1920, leur fils Hans se porte acquéreur, à la demande de ses parents, d’oeuvres capitales de Van Gogh. Pourtant, Hedy Hahnloser sait que les peintures des grands prédécesseurs ne forment pas le noyau de leur collection : « Aussi indispensables que nous aient paru leurs oeuvres pour compléter notre collection, elles n’en ont jamais été ni l’élément central ni le point de départ, comme on l’a trop souvent supposé ou affirmé. Une telle extension n’aurait de toute manière pas été dans nos moyens. »
C’est grâce à leurs liens amicaux avec le peintre Henri Manguin – qui leur offre des tableaux importants – que les collectionneurs entrent en contact avec Henri Matisse et Albert Marquet. Une amitié stimulante s’instaure notamment avec Matisse, amitié qui se renforce encore dans le Midi où les deux peintres passent désormais l’essentiel de leur temps. Les Hahnloser rencontrent personnellement.
Marquet en 1913 dans son atelier parisien et lui achètent des oeuvres représentatives. Tous trois élèves du symboliste Gustave Moreau, Matisse, Manguin et Marquet ont fait sensation au Salon d’automne de 1905 avec leurs oeuvres aux couleurs pures qui leur ont valu le surnom de « Fauves ». Ils se considèrent eux-mêmes comme des novateurs refusant tout compromis et font du contraste violent des couleurs primaires leur credo artistique. Arthur et Hedy Hahnloser commencent à collectionner leurs oeuvres une fois que chacun d’eux se fut détaché du cercle étroit du groupe pour emprunter sa propre voie. De Matisse, dont ils voient la production dès 1911 à Paris, ils achètent d’abord de nombreux travaux sur papier. Ses tableaux et sculptures (surtout de petit format en raison des prix déjà élevés), exposés à la galerie Bernheim-Jeune, n’entrent dans la collection qu’à partir de 1919, témoignant de la dimension intimiste des tableaux de ses premières années niçoises.
Commissariat :
Angelika Affentranger-Kirchrath, Conservatrice de la Villa Flora, Winterthur, Docteur en philosophie et historienne d‘art, Angelika Affentranger-Kirchrath a travaillé comme conservateur et critique d’art, en particulier pour la Neue Zürcher Zeitung (Nouvelle Gazette de Zurich) et a publié de nombreux textes dans des revues spécialisées ainsi que des monographies d’artistes des XXe et XXIe siècles (Alexej von Jawlensky, Georges Rouault, Franz Gertsch, Rémy Markowitsch, etc.). D’abord conservateur de la Kunsthalle de Winterthur, elle est commissaire invitée dans de nombreux musées en Suisse, en Allemagne et en France. Depuis 2008, elle est également conservateur de la Villa Flora de Winterthur.
Marianne Mathieu, Adjointe au directeur, chargée des collections du musée Marmottan Monet. Marianne Mathieu est adjointe au directeur du musée Marmottan Monet chargée des collections et de la communication. Depuis plus de dix ans, elle est commissaire d’expositions patrimoniales, en France et à l’étranger. Elle a notamment conçu « Renoir / Renoir » (2008) à la Cinémathèque française (Paris) et au Bunkamura (Tokyo) ; « Raoul et Jean Dufy, complicité et rupture » (2011), « Berthe Morisot » (2012) au musée Marmottan Monet, « Le jardin de Monet à Giverny » à la National Gallery of Victoria de Melbourne (2013), « Les Impressionnistes en privé, cent chefs-d’oeuvre de collections particulières » (2014) au musée Marmottan Monet, « Le néo-impressionnisme, de la lumière à la couleur » (2014-2015) à l’Abeno Harukas Art Museum (Osaka, Japon) et au Tokyo Metropolitan Art Museum et « Impression, soleil levant. L’histoire vraie du chef-d’oeuvre de Claude Monet » (2014-2015) au musée Marmottan Monet.

Félix José Hernández.

Ilustración: Félix Vallotton – Le Chapeau violet – 1907 © Collection particulière, Villa Flora, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich

Hispanista revivido.