L’insouciance par Karine Tuil

L'insouciance par Karine Tuil

Paris le 7 septembre 2016.

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

« L’Insouciance est sans doute le plus riche des textes de Karine Tuil et aussi, parmi les ouvrages de la rentrée littéraire, l’un des plus en prise avec l’actualité. L’écrivaine, née en 1972, y décrit une société violente, traumatisée, où tout argument politique peut toujours être renversé : une époque sophistique. Si, depuis 2010, elle expérimente des fictions de dimensions plus nettement romanesques, délaissant la première personne des récits de ses débuts, on retrouve d’un bout à l’autre de son œuvre un certain nombre de thèmes et d’obsessions qui structurent un univers bien particulier et en font une voix singulière du roman français, questionnant la « place » de l’individu, qu’il soit artiste lunaire ou citoyen minoritaire de ce début de XXIe siècle. » Karine Tuil, voix singulière du roman français par Eric Loret . Le Monde des Livres.

« Karine Tuil raconte la violence du monde à travers les destins de quatre personnages.  L’insouciance, c’est le titre et le dernier mot du roman de Karine Tuil. Entre les deux, et durant plus de 500 pages, il n’est question que de violences, de blessures physiques ou narcissiques, de haines. Et d’un peu d’amour… Difficile de résumer une telle entreprise romanesque en quelques lignes. Si Karine Tuil avait été un auteur américain, on aurait crié au génie. Avec ce dixième roman, elle continue de creuser son sillon en tentant de mettre en scène l’histoire immédiate via les ressorts … » Le Figaro

Dans un roman choral, Karine Tuil autopsie tous les drames et conflits de nos sociétés modernes” “Par delà l’intrigue, “L’insouciance” est une grande fresque hyperréaliste….aucun ne sort indemne de cette fascinante histoire qui raconte avec éclat la fuite de l’insouciance.” Sophie Delassein. Les raisons d’un succès – L’Obs.

À la fois roman du déterminisme identitaire et fresque de l’âpreté contemporaine, L’insouciance excelle à sonder l’âme humaine, ses failles, sa chute, en proie aux épreuves de l’existence. On pense alors aux naturalistes, ou à Philip Roth. A Tom Wolfe, aussi à travers la question raciale  et à ses ambiguïtés dans un récit psychologique et sociologique de 520 pages saisissant qui interroge sans fard notre vivre ensemble et la façon dont la petite histoire se mêle à la grande.”  Alexandre Folman. Causeur.fr

“Karine Tuil ausculte les fractures sociales de la France contemporaine dans un roman intense et puissant sur les communautarismes et la question des  origines” Jean-Claude Raspiengeas. La Croix

“Une puissante épopée moderne. Le roman le plus ambitieux de Karine Tuil” Jean-Remi Barland. La Provence.

 “L’insouciance” parmi les dix romans coup de coeur des Echos . “L’oeuvre est ambitieuse, par son volume et son ampleur.”  Thierry Gandillot

Karine Tuil amorce la rentrée littéraire avec un livre phare. A travers «L’insouciance», l’auteure parisienne revient sur l’un de ses thèmes favoris: l’identité. Bluffante! Une fois de plus, Karine Tuil nous bluffe et fait souffler un vent de romanesque sur la littérature française. Pascale Frey. Tribune de Genève.

Un monde sans pitié”. Dans “L’Insouciance”, la romancière sonde les blessures profondes qui déchirent la société française. Le livre le plus incisif de la rentrée. Entretien avec Valérie Trierweiler. Paris Match.

“L’insouciance”, roman de vastes dimensions aux accents balzaciens, qui embrasse la société française et les conséquences des conflits où elle est impliquée, Afghanistan et Irak, à travers les destins de personnages emblématiques” Bernard Fauconnier. Le Magazine Littéraire

Un grand livre  de la rentrée littéraire, fresque de la société française.

L’insouciance. © Karine Tuil et Editions Gallimard 2016. Collection Blanche, Gallimard. 528 pages, 140 x 205 mm. ISBN : 9782070146192

Publié par Félix José Hernández.